Les dimensions de notre quartier d’univers

Il est pratiquement impossible pour notre entendement de se rendre compte des dimensions de l’univers. Du seul fait que les années lumières constituent la mesure de distances parfaitement abstraites, nous n’essayons même pas de nous représenter un tant soit peu à quelles distances se trouvent le soleil, la lune et les étoiles. Pourtant, c’est tout à fait possible.

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Ces p*** de pronoms allemands…

… prennent la marque du cas (nominatif et accusatif pluriel « -e« ) et laissent l’adjectif porter le « -n » bouche-trou…

  • Die schönen Sachen, die wir machen
  • Alle schönen Sachen …
  • Manche
  • Solche
  • Welche
  • Diejenigen
  • Dieselben
  • Beide
  • Sämtliche
  • Irgendwelche
  • Meine
  • Jene
  • Ihr lieben Leute (aber: Du lieber Himmel)

… Andere teilen sich das Fall-passende « -e » mit weiteren Adjektiven

  • Zwei schöne Sachen, die wir machen
  • Andere schöne Sachen …
  • Einige
  • Einzelne
  • Ein paar
  • Mehrere
  • Folgende
  • Viele
  • Wenige
  • Zahlreiche
  • Zahllose
  • Etliche
  • Dessen
  • Wessen
  • Solche

Mon invisible consommation d’énergie sur internet en kWh/Mo

Combien d’énergie Internet consomme-t-il lorsque je surfe, j’envoie un mail, je regarde une vidéo ? On trouve peu d’informations précises sur la consommation électrique dûe aux activités en ligne quotidiennes. Pourtant, le coût énergétique résultant directement de nos téléchargements et télédéversements sur le web peut être calculé, théoriquement. J’essaie ici d’établir un rapport kWh/Mo. Sans garantie.

Une heure de 60 watts pour un mail ?

Je découvre sur le blog d’un hébergeur canadien une jolie infographie affirmant:

1 Mail avec un document attaché d’1 MB = 1 ampoule de 60W allumée pendant une heure

blog hébergeur canadien

Je tique un peu. Mais je l’avoue, je n’ai strictement aucune idée de ce que mes activités sur internet induisent comme dépense énergétique, surtout au-delà de ma box.

Infos sur la consommation d’énergie du web en 2019

Assez régulièrement depuis une dizaine d’années on nous informe par vagues de l’énormité de la consommation d’énergie d’Internet, nouveau venu parmi les activités humaines énergivores. Au mileu des années 2000 apparaissent des chiffres effrayants qui évaluent le rejet de CO2 imputable au web au même niveau que celui du traffic aérien mondial.1. De nos jours, l’informatique en nuage systématique, les réseaux sociaux débordant de bullshit, la 3, 4, 5G, la téléphonie mobile généralisée etc. ont certainement contribué à gaver le glouton qu’est devenue la toile. Avec l’explosion de la blockchain (Bitcoin) et du streaming (Netflix), on est même en droit de supposer que le continent énergétique atteint des proportions gigantesques grâce à nos activités en ligne encore ressenties comme « propres ». Et voici qu’arrivent l’internet des objets et l’IA à partir du Big data…

Bref. Pour ce qui est des informations sur le sujet de la dépense énergétique du transport de données, on trouve peu de nouveaux éléments sur ces deux dernières années2. Je n’ai pas non plus eu les journées nécessaires à une recherche approfondie, je l’avoue.

Passons à mon calcul que je serais heureux de corriger si mon raisonnement ou mes données s’avéraient erronés3!!

Électricité dédiée au trafic de données estimée à 8%

On peut estimer qu’aujourd’hui (2018/19) 10% la part de la consommation électrique dans le monde est induite par le secteur informatique4. Ôtons un cinquième de ces 10% consacré à la production du matériel informatique 5.

Part de l’électricité dans la consommation d’énergie mondiale

Bon. Combien de courant électrique l’humanité produit-elle et consomme-t-elle ? D’après l’Agence Internationale de l’Énergie6, 19% des 9555 tep de la consommation d’énergie mondiale est produite en électricité (et consommée sur le champ, car l’énergie électrique est pratiquement impossible à stocker à grande échelle).

Dans la mesure ou 1 tep équivaut à 11 630 kWh7, 8% de 221 113 Mrd kWh
correspondent à 211 Mrd kWh consommés annuellement par le trafic mondial des données.

Environ 1,75 zettaoctets se balladent sur un an

Passons aux choses sérieuses. D’après une étude de Cisco en 20168, le trafic global des données estimé à 1,2 zettaoctets il y a 3 ans pourrait augmenter jusqu’à 3,3 zettaoctets en 2021. Admettons que le transfert de nos données en mails, html, images, vidéos, documents et compagnie s’élève à 1,75 zettaoctets en ce début 2019, ce qui correspond à quelque 1,75 million de milliards de mégaoctets (Mo) ou 1,75 milliards de terraoctets (To).

Une ampoule 60 watt allumée pendant deux heures pour un Giga téléchargé

Maintenant, si je divise la consommation électrique d’Internet estimée à 211 Mrd kWh par le volume de données échangées estimé à 1,75 Mrd To j’obtiens pour résultat : 0,00012 kWh/Mo. Ce qui veut dire que lorsque j’envoie un document d’un mégaoctet par mail je fais consommer 0,36 Wh à Internet (parce que le mail transitera par mon serveur mail puis par celui de mon destinataire, d’où 3 « trajets »). Si je télécharge ou téléverse une vidéo de 1 GB sur le réseau, j’utiliserai 333 fois plus d’énergie électrique, soit 0,120 kWh.

Mein Energie Verbrauch im Internet bei 0,12 Wh/Mb
Ma consommation d’énergie sur Internet: 0,12 Wh/Mb

Vous trouverez dans ce document le calcul de base avec ses variables que vous pouvez changer, si vous avez des informations plus actuelles et plus précises…

À bientôt !

La banque.

Notre économie n’est pas si complexe qu’elle en a l’air, nous dit Yuval Noah Harari dans Sapiens (que je n’ai qu’en allemand sous les yeux Eine Kurze Geschichte der Menschheit, Pantheon 2015, S. 375 (Chapitre XVI, « La religion du capitalisme »).

Un maçon verse 1000 euros sur son compte en banque. Le banquier prête ces 1000 euros à une boulangère dont la boulangerie doit être agrandie. Elle-même verse ces 1000 euros au maçon qui a donc maintenant 2000 euros sur son compte. En réalité, le banquier n’a que les 1000 eurs qu’il vient d’encaisser, les premiers 1000 euros ayant été prêtés à la boulangère… Mais voilà que les travaux sont plus compliqués que prévu, selon le maçon, qui a besoin de 1000 euros supplémentaires pour finir la boulangerie. La boulangère réumprunte 1000 euros, dont le banquier dispose grâce au dernier versement du macon, 1000 euros qu’elle verse sur le compte du maçon qui croit qu’il possède 3000 euros. En réalité, il n’y a que 1000 euros à la banque.